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13 janvier 2022
Brève

Décarbonation du Transport Aérien

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Le transport aérien connaît avec la pandémie de Covid-19 une crise profonde et durable, dont les conséquences se feront sentir pendant une grande partie de la décennie. Dans le même temps, l’urgence climatique se fait plus pressante, comme le souligne le dernier rapport du GIEC1, paru en août 2021, et la réduction de l’impact climatique du secteur aérien est aujourd’hui la priorité absolue de l’industrie aéronautique qui jouera pleinement son rôle pour tenir les objectifs de l’Accord de Paris.

Les progrès technologiques et opérationnels ont permis au cours des trente dernières années une division par deux de la consommation de kérosène et donc des émissions de CO2/passager/kilomètre. La dernière génération d’avions et de moteurs consomme entre 2 et 3 litres aux 100 km par passager, voire moins de 2 litres sur certains types de vol. Pour l’ensemble de ses avions livrés en 2019, Airbus a calculé une empreinte de 66,6 g de CO2/passager/km. Ces chiffres montrent les efforts de R&D déjà accomplis. Mais face aux enjeux climatiques, il est nécessaire d’aller plus loin et de développer un transport aérien décarboné mettant en œuvre des ruptures technologiques majeures.

Les études prévisionnelles sur la décarbonation de l’aérien, souvent assez complexes à analyser et à comparer, font l’objet d’un retentissement médiatique croissant et s’inscrivent dans le contexte d’une multiplication d’annonces politiques autour de cibles carbone de plus en plus ambitieuses (Accord de Paris, Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), Green Deal européen, etc.), avec en particulier les objectifs de « zéro émission nette » en 2050, annoncés par l’UE.

Il est donc apparu essentiel pour le Corac (Conseil pour la recherche aéronautique civile) d’apporter une analyse argumentée et didactique de l’évolution des émissions de CO2 de l’aérien, sur la base de travaux indépendants et référencés. Cette analyse prospective s’appuie sur les simulations des différentes trajectoires de décarbonation, développées depuis un an par l’Onera dans le cadre du Corac. Il s’agit de démontrer à l’échelle géographique pertinente, c’est-à-dire mondiale, quelle pourra être l’évolution du CO2 émis par l’aviation selon différents scénarios concernant les niveaux de trafic, les technologies, les opérations, l’incorporation de carburants durables, etc., sur les prochaines décennies, en les comparant aux cibles CO2 pertinentes en 2050. Cette approche est par essence évolutive, destinée à accompagner la stratégie de recherche du Corac en fournissant à ses acteurs privés et publics un outil d’évaluation de la pertinence et de l’efficacité des solutions technologiques, opérationnelles et énergétiques, et de leur calendrier de mise en œuvre.

Un complément d’analyse est proposé sur le périmètre France en annexe de ce rapport.

Pour consulter le rapport : cliquez ICI.






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3 Commentaires

Guy POTIRON (IENAC 1974 - L)
Il y a 15 jours
Climaviation, fusion des mots Climat et Aviation, est une action de recherche ambitieuse pour comprendre et quantifier les impacts climatiques de l'aviation. Financée sur la période 2021-2026 par la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC), cette action rassemble une trentaine de chercheurs de l'Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) - représenté en particulier par ses tutelles Sorbonne Université et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) - et de l'Office National d'Etudes et de Recherches Aérospatiales (ONERA).
Guy POTIRON (IENAC 1974 - L)
Il y a 15 jours
https://climaviation.fr/

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