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11 juin 2018

CEDRIC BOULINEAU, MCTA 17A Président de l'Orchestre Symphonique Étudiant de Toulouse

[ARTICLE À RETROUVER DANS LE MAG#22 D'ENAC ALUMNI]


Je m’appelle Cédric Boulineau et je suis étudiant en MCTA 17A. J’ai intégré l’Orchestre Symphonique Étudiant de Toulouse dans le pupitre de flûte traversière après une audition en septembre 2016. Cette association unique en son genre voit passer environ 130 musiciens dans ses rangs chaque année et produit une vingtaine de concerts.

Unique dans sa diversité, l’Orchestre réunit des musiciens issus de toutes les sphères étudiantes toulousaines. Être musicien à l’OSET, c’est une opportunité incroyable de rencontres et d’échanges. Cette association m’a permis de nouer de belles amitiés avec des étudiants toulousains que je n’aurais sans doute pas rencontrés ailleurs.

Unique dans son ambition, l’Orchestre cherche à rassembler des musiciens afin de leur permettre de continuer leur pratique musicale amateure de très haut niveau en construisant des programmes symphoniques toujours plus exigeants. On peut citer parmi les œuvres déjà produites la Cinquième Symphonie de Beethoven, le Requiem de Mozart ou la Huitième Symphonie de Dvorak. L’OSET se produit dans des salles prestigieuses comme l’Auditorium Saint-Pierre des Cuisines ou la Halle aux Grains et a acquis au fil de ses sept années d’existence une solide réputation sur la scène musicale toulousaine. Il s’exporte aussi au-delà des murs roses de Toulouse : des échanges avec d’autres orchestres universitaires l’ont mené jusqu’à Lille pour rencontrer son homologue nordiste. Cette année, l’OSET sera présent à Strasbourg du 6 au 10 juin pour représenter Toulouse et la France à l’European Student Orchestra Festival, qui rassemble dix orchestres de six nationalités différentes.

Unique enfin dans son esprit, l’Orchestre se tourne avant tout vers les étudiants, tant dans son recrutement que dans son public. Il se produit fréquemment dans les différentes Universités et met un point d’honneur à proposer des concerts gratuits, ou à défaut des tarifs très avantageux, pour le public étudiant. Son but est de porter la musique classique hors de ses frontières conventionnelles, en montrant que l’on peut être étudiant, jeune, dynamique et aimer la musique classique.

C’est donc séduit par ce magnifique projet que je me suis investi dans le Conseil d’Administration dès la première année afin de consacrer un peu de mon temps libre à la réalisation des tâches inhérentes à la vie de l’Orchestre : logistique, partenariats, organisation de concerts et de répétitions, recrutement. En octobre 2017, j’ai eu l’immense honneur d’en devenir le Président.

L’une des plus grandes fiertés de mon mandat est d’avoir pu défendre les couleurs (roses) de l’Orchestre auprès de M. Le Ligné, directeur de cabinet de l’ENAC, qui a accepté de conclure un partenariat financier entre l’OSET et l’ENAC. Cette signature représente beaucoup pour moi car elle acte l’intérêt que manifeste l’ENAC pour notre engagement culturel auprès des étudiants toulousains – musiciens comme public – et cela me rend d’autant plus fier qu’il s’agit de l’école dans laquelle j’étudie.

Gérer en parallèle deux passions que sont mes études de contrôleur aérien et la présidence de l’Orchestre demande beaucoup de rigueur. Il faut compter en moyenne deux à trois heures de travail quotidien pour l’association, comprenant la lecture et la rédaction de mails et l’organisation de répétitions, concerts ou voyages. À cela s’ajoutent en moyenne deux répétitions par semaine, le mardi en petits groupes et le mercredi en tutti (orchestre en effectif complet) ainsi qu’une ou deux réunions par mois avec le Conseil d’Administration pour voter les budgets, les programmes et organiser la vie de l’OSET. Il est donc nécessaire de s’aménager des plages de horaires consacrées au travail scolaire et d’autres aux tâches associatives. C’est un travail de longue haleine mais tout à fait réalisable, notamment grâce à une répartition des rôles bien équilibrée au sein du CA qui permet un travail d’équipe très efficace.

La navigation aérienne et la pratique orchestrale se recoupent en de nombreux points ; elles ont pour fondamentaux la communication, l’anticipation et le travail d’équipe. Il est très intéressant de voir que ces trois éléments s’articulent selon le même mécanisme dans les deux milieux et que de fait les deux expériences s’enrichissent mutuellement.

J’ai eu la chance de croiser au cours de mes parcours scolaires et associatifs de très belles personnalités grâce auxquelles j’ai pu gagner quotidiennement en maturité et en ouverture d’esprit. Rien n’égale les moments de détente autour d’un verre avec quelques amis après deux heures d’intense répétition !

L’Orchestre Symphonique Étudiant de Toulouse est la plus extraordinaire aventure musicale et humaine que j’ai vécue et je ne peux qu’encourager les actuels ou futurs étudiants toulousains à nous rejoindre – en particulier les énaciens dont il faut gonfler les rangs !


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