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08 janvier 2018

Une rencontre socio-spatiale pour l’avenir de notre planète par Maëlys BELIAZI IENAC16

Jeudi 12 Octobre dernier au soir je me suis envolée vers les Pays-Bas pour assister au lancement du satellite Sentinel-5P, Vendredi 13 Octobre, depuis l’ESTEC (Centre de Recherche et d’Innovation de l’Agence Spatiale Européenne, ESA). Pour rassurer d’avance les superstitieux parmi vous, l’évènement fut un grand succès pour l’ESA et tous ses partenaires de projet malgré la date de mauvaise augure choisie.

 

 

Tout d’abord qu’est-ce que Sentinel-5P est quelle est sa mission ?

Sentinel-5P fait partie de la génération de satellites Sentinel, tous au cœur du programme européen Copernicus pour la surveillance et l’observation terrestre. Les Sentinels se voient confier des missions différentes comme l’étude des océans, l’imagerie terrestre infrarouge, ou l’observation des sols par exemple. Le premier satellite de cette famille, Sentinel-1A, a été mis en orbite en 2014 avec pour tâche de surveiller les sols et les océans. Dans le cas de Sentinel-5P, la mission est nouvelle et particulièrement importante : équipé d’un instrument de surveillance troposphérique (Tropomi), ce satellite analysera (pendant 7 ans) la composition de notre atmosphère en gaz (notamment les gaz à effet de serre tels que le dioxyde de carbone, le méthane ou les oxydes d’azote), en aérosols et en polluants.

 

Mais alors, penserez-vous, qu’est-ce qu’une étudiante IENAC vient faire là ?

Passionnée par l’aérospatiale, j’ai toujours bondi sur les opportunités de rencontre et de partage dans ce domaine. À l’occasion du lancement de Sentinel-5P de nombreuses personnalités spatiales, liées de près ou de loin à la mission, étaient présentes à l’ESTEC. Il y avait notamment le chef du projet Sentinel-5P Kevin McMullan et le chef de sa mission scientifique Claus Zenher, des représentants d’Airbus Defence and Space (constructeur du satellite et de Tropomi) et du gouvernement hollandais ainsi que des figures spatiales de renommée internationale telles que l’astronaute hollandais André Kuipers. Membre d’un groupe d’une vingtaine de “Sentinerds” (les fans de satellites Sentinels) tous sélectionnés par l’ESA pour participer à cette journée, ma mission sur place était de couvrir l’évènement sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Tumblr, Instagram, etc.) dans le but de sensibiliser le grand public sur l’importance de telles missions pour l’étude de notre planète. Les discussions avec les personnalités spatiales présentes le jour J ainsi que l’ensemble des images/vidéos en direct (depuis la base de lancement à Plesetsk en Russie, depuis le centre de contrôle de l’ESA en Allemagne, depuis le poste de travail de Jan Woerner directeur général de l’ESA) ont permis à notre groupe d’enthousiastes de communiquer tout au long de la journée. À la fin de l’évènement, nous avons même pu obtenir une interview en privé avec M. McMullan et M. Zenher, afin de leur poser des questions plus techniques sur Sentinel-5P et sa mission scientifique.

Ce que je retiens de cet évènement, d’un point de vue personnel, c’est la richesse du partage non seulement avec les personnalités spatiales présentes mais aussi avec les autres “Sentinerds” tous venus des quatre coins du monde (Italie, Espagne, Mexique, Angleterre, Chypre, Allemagne, Irlande, Canada, Hollande, et j’en passe) pour vivre cette expérience unique. D’un point de vue professionnel, j’ai pu rencontrer divers ingénieurs et/ou personnes d’affaires qui travaillent sur des missions satellites pour l’observation et l’étude terrestre. De telles missions spatiales, comme celle portée par Sentinel-5P, permettent de mieux suivre l’évolution de notre planète dans le but de contrôler ses menaces et d’agir à leur encontre (montée du niveau des eaux, surdéveloppement urbain, gaz à effet de serre dans l’atmosphère, aléas climatiques. etc.).

Retrouvez l'interview dans le Mag' #21 d'ENAC Alumni ...


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